2011-12-13
Selon Jean-Marc Crevier, l'objectif de la FTQ
est de convaincre le gouvernement du Québec qu'une catastrophe
économique risque de se produire avec la loi-cadre du Plan
Nord.
Le refus du
gouvernement du Québec d'exclure de la zone de protection du Plan
Nord les unités d'aménagement forestier pourrait entraîner une
catastrophe économique.
Les pertes au chapitre de l'activité économique serait de 215
millions$ annuellement ce qui aurait un impact direct sur plus ou
moins 6000 emplois provoqués par une réduction de la possibilité
forestière sur une superficie de 2,1 millions de mètres cubes de
bois.
La FTQ régionale a travaillé au cours des dernières semaines sur
différents scénarios pour bien illustrer l'impact de la décision du
gouvernement du Québec de protéger dans le projet de loi principal
du Plan Nord 50% de toute la superficie du territoire québécois à
partir du 49e parallèle.
Selon son porte-parole, Jean-Marc Crevier, les chiffres donnent
froid dans le dos et la transposition sur une carte de ce que
représente cette décision crée une commotion au sein de l'industrie
et ses travailleurs.
«C'est comme si on disait à Rio Tinto Alcan d'investir dans des
usines neuves sans être en mesure de lui assurer un
approvisionnement hydroélectrique stable. Alors qu'on se bat pour
créer un créneau dans l'industrie du bois, le gouvernement fait en
sorte de donner le signal contraire en refusant de protéger les
territoires forestiers qui sont en ce moment sous contrat
d'approvisionnement», précise le leader syndical, qui précise que
les chiffres proviennent des documents gouvernementaux et des
projections du Forestier en chef.
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